De Rêves en Livres…

Qu’est ce que le Bondage ?

Vous vous êtes sûrement déjà demandé ce qu’était le bondage exactement ? Cet article poursuit donc celui que j’avais écrit sur le SM

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Le bondage, en plus des cordes permettant de contraindre son partenaire, fait appel à toutes sortes de moyens de contrainte : les corsets, les sacs d’enfermement, les combinaisons de latex, les camisoles, minerves et autres carcans…
Pour ceux qui souhaiteraient se lancer dans cet art, il faut savoir qu’un apprentissage est nécessaire car il s’agit d’un jeu dangereux… Pour éviter tout risque d’accident, des précautions sont à prendre comme dans toute pratique SM :
– Il faut toujours avoir à portée de mains de quoi trancher les liens en cas d’urgence,
– Il faut toujours protéger la peau du soumis lorsqu’on tire de grandes longueurs de cordes afin d’éviter de lui brûler la peau,
– Il faut surveiller les extrémités (mains, pieds). Si elles blanchissent ou bleuissent, c’est le signe que les liens sont trop serrés et qu’il faut les défaire. Des picotements ou des engourdissements dans les membres sont le signe que le sang circule mal et doivent également conduire à défaire le ligotage et à frictionner le ou les dit membres.
– Ne jamais serrer un lien devant le cou du sujet. Le risque serait de l’étrangler. La nuque ne pose, par contre, aucun problème,
– Si le candidat au ligotage doit être baillonné(e), il faut convenir d’un signal non équivoque pour alerter le ligoteur afin d’interrompre la séance

Le bondage japonais (緊縛, kinbaku?, « bondage ») ou kinbaku-bi (緊縛美?, « magnifique bondage ») est un type de bondage sexuel japonais. Il implique d’entraver celui (ou celle) qui tient le rôle de personne soumise en utilisant des figures géométriques pré-définies à l’aide d’une cordelette, habituellement de 6 à 8 millimètres de diamètre, faite de chanvre ou de jute.
Le mot shibari (縛り?) signifiant « attaché, lié », utilisé au Japon pour décrire l’art de ficeler les colis, est devenu l’appellation la plus courante, dans les années 1990, en Occident, pour désigner l’art du bondage kinbaku.

Le bondage japonais est différent du bondage occidental par le fait qu’au lieu de se limiter à immobiliser le sujet ou de pratiquer sur lui certaines contraintes, les techniques de shibari ajoutent un sens de l’esthétique (voire érotique) et une stimulation des centres d’énergie en des points précis du corps (shiatsu).
La personne soumise prend du plaisir de par la tension de la corde qui lui écrase les seins ou les parties génitales. L’intensité des sensations procurées est fonction de la position. Le bondage japonais est connu pour faire appel à des positions asymétriques qui exagèrent l’impact psychologique du bondage.

Les techniques du bondage « traditionnel » japonais utilisent quant à elles des cordages rugueux d’environ 10 à 15 mètres de longueur et constitués de plusieurs brins en fibres naturelles faites de paille de riz, de chanvre, de jute ou encore en toile3. Cependant, les meilleurs résultats sont obtenus avec des cordes courtes de 3 à 4 mètres qui permettent de modifier certaines portions du ligotage sans être obligé de le défaire dans son entier ou d’ajuster la tension d’une corde sans toucher à celle des autres. Les cordes auront un diamètre assez gros de 8 à 12 millimètres afin de ne pas pénétrer trop profondément la peau, tout en la marquant suffisamment pour donner une impression de souffrance. Les nœuds seront, en outre, plus esthétiques et plus faciles à défaire.
De nos jours, les Japonais, à l’instar des Occidentaux, utilisent des cordes de nylon plus douces que les cordes traditionnelles mais dont l’inconvénient réside dans le fait que les nœuds ont tendance à glisser.

L’art martial traditionnel (hojōjutsu) des samouraïs ne fait pas de nœud alors que le bondage japonais actuel, s’inspirant du modèle occidental, fait entre deux et cinq sortes de nœuds simples. Le bondage occidental utilise, quant à lui, des nœuds plus complexes. Avec ses racines profondément ancrées au Japon, enseigné dans le monde entier par des Maîtres (sensei) du bondage, le kinbaku a gagné en popularité.

En Occident, le bondage est souvent utilisé dans le cadre du BDSM. Il utilise de longues cordes, d’environ huit mètres de longueur dont le matériau a changé au fil des années : initialement en coton, ce dernier a été supplanté par le nylon dans les années 1980-1990 puis par des liens constitués de multiples filaments de polypropylène.
Le kinbaku connaît un grand succès dans les milieux gay.

Le bondage prenant son essence au japon, inspiré par les techniques de torture par ligotage utilisées par l’armée nippone( l’hojōjutsu), il est recommandé pour qui voudrait passer maître dans cet art, d’apprendre auprès d’un maître japonais.

Il est remarquable de constater l’impact que le bondage a actuellement sur notre société, avant il n’aurait pas été question d’en parler ouvertement mais avec l’évolution des moeurs et la libérisation du sexe, de nouvelles pratiques font surface, après tout le sexe est aussi principalement cérébral. Donc tout jeu de rôle peut induire du plaisir. Il y a aussi une volonté de s’abandonner par rapport aux liens que notre société maintient autour de nous.

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2 Réponses »

  1. Bravo, bien expliqué.

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