De Rêves en Livres…

Interview Alex Dainche Magali Villeneuve

Voici une petite Interview pour les fans de fantasy et les amateurs de belles illustrations : Alex Dainche et Magali Villeneuve

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Vous pouvez les suivre sur Facebook : La Dernière Terre

1 Pouvez vous vous présenter pour vos lecteurs potentiels qui ne vous connaitraient pas encore ?
Alexandre, alias Nalex pour les amis, illustrateur de métier pour différentes sociétés et co-scénariste sur la Dernière Terre chez HSN.
Magali, illustratrice professionnelle et auteur de la Dernière Terre.

2 Comment vous est venu le goût de dessiner puis d’écrire ?
Nalex : il y a plusieurs facteurs qui, à mon sens, m’ont donné envie de dessiner et d’en faire un métier. L’un d’entre eux est ma passion pour les films d’animation Disney, surtout ceux en 2D. Le rituel familial était que mon père m’emmenait voir le nouveau Disney au cinéma.
Un autre facteur est aussi que mon oncle dessine énormément. Lui est plus porté vers les portraits d’acteurs, chanteurs, etc. Et du coup, j’ai été nourri aussi par la vision de ces oeuvres qui trônaient sur certains murs de la maison familiale. Je me souviens que mon frère également dans sa jeunesse gribouillait à peu près partout même sur les tables.
Puis évidemment, l’envie m’est venue aussi de certains artistes qui me font rêver, encore aujourd’hui.
Quant à l’écrit, Magali en dira plus que moi puisque je ne fais que du synopsis, mais je pense que c’est naturel, quand on fait un métier artistique, que de vouloir tenter d’autres manières de s’exprimer.
Magali : c’est aussi Disney qui m’a donné envie de dessiner, j’avais douze ans alors. L’écriture, je ne sais plus précisément… J’avais quinze ans quand j’ai commencé. Je crois qu’à l’époque c’était surtout une formidable échappatoire à une période particulièrement pénible qu’il valait mieux fuir plutôt que la subir. Puis j’ai toujours été une grande bavarde. Alors faute d’interlocuteurs pour mes fantaisies, je me suis mise à les écrire !

3 Qu’est ce qui vous a fait sauter le pas d’être publié ?
Nalex : C’est un concours de circonstances qui a fait que l’ouvrage est arrivé dans les mains de HSN. Toute cette aventure est arrivée vraiment par hasard, c’est ce qui est beau finalement quand on y réfléchit.

4 Comment avez vous effectué votre recherche d ‘éditeurs?
Nalex : Comme je le disais précédemment, nous n’avons jamais fait de recherches d’éditeurs pour notre roman. Nous n’avions aucunement l’ambition de le proposer et à la base, l’ouvrage devait rester dans un cercle très fermé d’amis, familles.
Même quand Dimitri Pawlowski, l’éditeur de HSN, nous a demandé le PDF du roman pour éventuellement l’éditer s’il le trouvait de qualité, nous avons longuement discuté et débattu avec Magali pour savoir si nous voulions le faire.
On appréhendait un peu, du fait que nous soyons déjà dans le milieu en tant qu’illustrateurs, de se lancer en plus dans une aventure éditoriale. Et puis on a arrêté de réfléchir.
Quand l’éditeur nous a annoncé la veille des imaginales 2012 qu’il comptait publier la Dernière Terre, nous étions évidemment très surpris mais aussi très heureux car nous savions que HSN marche au coup de coeur.
Nous étions aussi ravis que l’éditeur nous permette de jouer sur l’aspect cross media du projet, et nous soutienne dans cette optique.
Cela permet de proposer aux lecteurs toute une « gamme » visuelle, et je trouve ça extra.
Aujourd’hui, nous ne regrettons absolument pas d’avoir signé chez HSN car ça nous a permis de rencontrer des gens super, de vivre une aventure très différente de celle que l’on vit dans notre profession, et cela a amené certains projets lié à LDT dont nous sommes très contents, qu’ils finissent par aboutir ou pas.
Puis les retours des lecteurs nous touchent beaucoup… en plus de nous surprendre, il faut bien l’avouer ! Mais c’est aussi une bonne source de motivation supplémentaire.

5 Parlez nous de votre série la Dernière Terre , ses personnages , son inspiration, son univers
Nalex : Je pense que ce qui caractérise le livre c’est qu’il n’y a pas de magie, de dragons, de personnage ayant un destin hors du commun, des choses qui reviennent assez souvent dans le genre.
Notre approche consiste à faire ce que nous aimerions lire par ailleurs sans jamais le trouver tout à fait. Je pense que tous les « créateurs d’univers » en sont là ! Nous souhaitons en l’occurrence créer un univers imaginaire mais dans un genre très réaliste.
Dans LDT, la place des personnages est aussi importante que le récit, car c’est grâce à ce travail sur eux que le lecteur prendra la pleine mesure des événements qui se produiront par la suite.
Je me souviens d’une personne venue en salon justement pour nous dire qu’elle avait apprécié les personnages, les avait tantôt aimés, haïs, avait compatis avec eux…
Exactement ce que nous souhaitions susciter !
Magali : les inspirations de LDT sont multiples, mais ne se trouvent pas uniquement dans des lectures du même genre, comme on pourrait imaginer. Si j’ai une réelle admiration pour des auteurs comme Robert Jordan ou Robin Hobb, les lectures qui m’ont vraiment « constituée » sont plus des œuvres classiques, notamment le courant romantique, et même les tragédies classiques qui m’ont apporté parmi mes meilleures émotions de lecture.
Pour tout dire, quand j’ai un coup de mou en matière d’écriture, un de mes meilleurs remèdes est de visionner ou lire Cyrano de Bergerac ! Rien à voir avec LDT a priori, mais ce type d’œuvres a néanmoins pour moi davantage de résonance dans mes propres écrits que d’autres dont la similitude serait plus évidente.
Je puise aussi dans le cinéma, en particulier pour la construction des personnage. Par exemple (les exemples étant plus amusants que les notions vagues), un de mes mètres étalon est le Dernier des Mohicans de Michael Mann, où les personnages sont typiquement ce que j’aime et essaie de faire avec mes petits moyens : denses, avec du « background », bien campés mais pas trop archétypaux, toujours sous tendus par une trame lyrique/tragique.

6 Comment en êtes vous venu à écrire de la fantasy ?
Nalex : J’ai proposé l’idée à Magali de se lancer. J’avais déjà lu quelques textes qu’elle avait écrits au lycée et qui n’étaient pour le coup pas du tout liés à la Fantasy puisque cela traitait des amérindiens et de la colonisation.
Mais déjà à l’époque, techniquement je trouvais cela vraiment mature, maîtrisé et avec un style qui me touchait beaucoup.
Une histoire me trottait depuis pas mal de temps dans la tête.
Ce n’était pas aussi précis que ce qu’est devenu LDT à ce jour car Magali a apporté par la suite beaucoup d’éléments qui ont approfondis les choses, mais j’avais une base. Il y avait une volonté aussi de mettre en avant certaines valeurs qui me sont chères, faire passer certains messages, certaines valeurs dans une période actuelle tellement bizarre, où le cynisme est omniprésent.
Et donc, quand je lui en ai parlé, elle a tout de suite été emballée. C’était il y a onze ans maintenant.

7 quel livre vous a le plus marqué ?
Nalex : Mon dernier coup de coeur et qui remonte à 7 ans c’est la Roue du Temps de Robert Jordan. Magali me l’a fait découvrir et j’ai beaucoup apprécié. Moi qui ne suit pas très magie, justement, ce livre m’a malgré tout touché par la profondeur des personnages.
C’est aussi la raison pourquoi LDT est une saga et non un one shot. J’aime apprendre à connaître les personnages, m’imprégner de l’univers, prendre le temps de proposer un univers vaste et cohérent.
Magali : par le fait, The Eye of the World de Robert Jordan. Je suis devenue illustratrice à cause de ce livre et j’ai accepté de commettre LDT à cause de lui aussi.

8 Si vous étiez un des personnages de votre saga lequel seriez vous?
Nalex : difficile… Je dirais Feor. Pour tout un tas de raisons mais j’aime ce personnage pour ce qu’il est! Il y a un peu (beaucoup?) de moi en lui!
Magali : je serais Ghent. C’est un homme, en effet, mais je me reconnais peu, voire pas, dans mes personnages féminins. Je crois que c’est ce personnage que j’ai doté du plus grand nombre de traits qui me sont propres, jusque dans les versants les moins reluisants de son caractère.

9 Si vous étiez un de vos dessins lequel serait ce ?
Nalex : Un peu tous. Sinon pour être un peu plus cartésien, je dirais « celui que je viens de finir ».
J’ai toujours à coeur de ne jamais me reposer sur mes lauriers et toujours cette volonté de faire mieux. J’y arrive plus ou moins car nous ne sommes pas des robots mais en tout cas je m’y efforce.
Magali : je serais ma Daenerys Stormborn accompagnée de ses dragons. Non que j’aie une affinité particulière avec le personnage, mais cette illu symbolise à ce jour le chemin que j’ai fait ces dernières années. Vous savez ce côté « j’ai traversé le feu et même pas mal, je vais tous vous pourrir quand même ! ». Elle résume bien l’état d’esprit qui m’a permis de passer quelques bon coups durs.

10 Pour vous à quoi ressemblerait l’homme parfait et la femme parfaite?
Nalex : Question plutôt étonnante ^^ !
Niveau femme, ma moitié. Nous sommes véritablement en phase dans tous les domaines et cela, c’est ce qu’il y a de plus précieux.
Niveau homme, et bien j’avoue une attirance certaine pour Sean bean. ( et rien à voir avec mon job hein).
En général, ce qui me fascine chez quelqu’un ce n’est pas la beauté physique comme on peut nous la montrer à longueur de journée mais le charisme, le vrai. Et Sean Bean, Sean Connery ou encore Liam Neeson en font partis pour moi.
Je suis sans doute trop candide mais je crois en la valeur humaine au-delà de la bête enveloppe. Souvent ça me joue des tours mais c’est essentiel de ne pas s’arrêter sur des a priori.
Magali : Mon homme parfait doit être très grand, mince, avec des yeux verts, la barbe et de longs cheveux bruns. Il doit être intelligent, subtil, honnête, courageux et éviter les écueils du tout-venant de sa gent. Artiste aussi, je préfère. Je vous laisse spéculer quant au(x) candidat(s) potentiels.
La femme parfaite doit être un mélange savant de grâce, de douceur et de caractère. Elle ne doit pas confondre féminisme et racisme anti-hommes et comprendre que s’imposer en tant que femme ne signifie pas se rendre pire que les hommes pour la bonne mesure. La femme parfaite sent bon aussi ^^ Elle n’a pas un rire de greluche, ne lit pas Closer et ne répond pas mécaniquement « Bradpittjohnnydepp-jolies-fesses-gros-compte-en-banque » quand on lui demande à quoi ressemble l’homme idéal.

11 avez vous des petites manies d’écriture et de dessin ?
Nalex : Pas vraiment, mais je ne peux pas travailler en dehors de chez moi. Il me faut énormément de concentration et je ne pourrais pas faire ce métier sans mes habitudes et mon confort. De plus je suis quelqu’un de très lent, du coup ce ne serait pas très intéressant de me voir dessiner. Je m’essaie de temps en temps au speed painting mais ma technique n’est vraiment pas faite pour ça. Surtout quand on fait du réalisme avec l’exigence que cela implique.
Magali : tout pareil. Puis que ce soit quand j’écris ou que je dessine, il ne faut surtout pas venir errer près de moi, si on tient à la vie. J’ai une sainte horreur qu’on reluque par-dessus mon épaule, et j’en avertis toujours les personnes venant séjourner chez moi, quelles qu’elles soient.
Il y a une autre chose, plus spécifique à l’écriture : le fait d’écrire peut me rendre imbuvable. Surtout si la scène est dure ou que le personnage est déplaisant. Par exemple, mieux vaut ne pas me croiser quand je travaille sur un chapitre mettant Nelgoth de Tilh en scène ! Le fait de devoir s’impliquer pour écrire fait que les personnages me déteignent momentanément dessus. Je pense que c’est là une tendance que partage la plupart des auteurs, du reste, un peu comme les acteurs qui ont besoin de temps pour sortir d’un rôle.

12 Où trouvez vous votre inspiration en général?
Nalex : La musique essentiellement, le cinéma, mon vécu, tout ce qui me procure de l’émotion en bien ou en mal.
Magali : la musique énormément, les films un peu, les livres parfois. Jamais en regardant autour de moi, contrairement a beaucoup d’artistes. Le monde réel ne me stimule pour ainsi dire pas du tout.

13 Quels conseils donneriez vous à celui qui voudrait se lancer soit dans l’illustration soit dans l’écriture ?
Nalex : Pour l’écriture je laisse Magali répondre. Mais pour le dessin, c’est délicat comme question car je suis autodidacte et je ne pense pas que mon parcours sera la même que le parcours d’une personne sortie d’une école. Généralement, l’établissement aide à l’insertion car ils ont les relationnels pour t’aider à te diriger. C’est le cas dans certaines écoles, du moins.
Pour ma part, je conseillerais bien entendu d’être passionné mais aussi garder les pieds sur terre. Le milieu est dur, avec une exigence importante. C’est un métier très solitaire, malgré les apparences.
Comme tout métier, il a ses avantages mais aussi ses inconvénients.
De plus, les années et l’expérience ne vous garantissent pas les rencontres néfastes. J’en ai encore eu la preuve récemment. Il faut apprendre à s’entourer pour rester dans une dynamique positive, sans quoi, on peut vite se polluer le « flux créatif ». Ce dernier s’entretient comme un sportif entretient sa forme physique.
Ne pas tout accepter pour ne pas se faire avoir aussi, c’est important, surtout au début.
Et enfin, rester soi-même autant que possible. Je crois que c’est le plus important finalement.
Magali : pour le dessin, j’ajouterai que si vous n’êtes pas hyper travailleur et que vous aimez le confort et la linéarité d’une vie de salarié, il faut tout de suite oublier le métier de dessinateur.
Pour l’écriture, la seule chose qui me vient, c’est que si vous écrivez en ayant dès le départ en tête l’espoir de publication, le lectorat, la critique et une éventuelle réussite, vous êtes foutu. Ou votre livre l’est, du moins. On voit de plus en plus fleurir des écrivains aspirants qui ont tôt fait de publier le tout premier chapitre de leur prose sur un blog dans l’attente fébrile de l’admiration générale, ce qui tend à montrer que l’opinion d’autrui est leur principal moteur. Je ne suis pas sûre que ce type de démarche puisse conduire bien loin.

14 Quel métier rêviez vous de faire étant enfant ?
Nalex : marchand de glace.
Pour pouvoir manger des glaces italiennes toute la journée. Si vous m’offrez une glace italienne, je me marie de suite.
Vous savez quoi faire en salon.
Magali : chorégraphe !`

15 Quels sont vos autres projets ?
Nalex : Pour cette question, c’est assez compliqué concernant notre métier car nous sommes tenus à une certaine discrétion contractuelle.
Concernant LDT, nous avons quelques idées sous le coude, évidemment, certaines en cours de réalisation comme un jeu de cartes créé par deux auteurs de la sphère du jeu de société. Une adaptation libre et qui est en phase de test. Et qui sortirait pour l’instant, sauf retard, vers 2015.
En premier lieu c’est quand même la saga en elle- même qui prime et la finir le mieux possible est déjà un bon gros défi.
J’aimerais beaucoup qu’on en fasse un jeu de rôle aussi, quand l’univers se sera étendu dans les tomes suivants.
Si demande il y a, on y réfléchira sérieusement. Le temps que demande ce genre de projet fait que nous superviserions seulement et laisserions des gens compétents le faire. C’est une chose qui me plairait bien.
Récemment, nous avons fait la connaissance d’un réalisateur, qui avait un court métrage hors compétition à Cannes cette année, qui se proposait éventuellement de faire un truc avec LDT. Tout ceci reste dans le domaine de l’hypothétique, et chaque chose en son temps mais ça donne envie ! Nous ne sommes pas à l’affût du moindre projet qui pourrait être tiré de LDT, juste des choses qui nous plairaient pour nous-mêmes en premier lieu.

16 Quelle est votre lecture du moment ?
Nalex : Rien.^^ Tellement pris par notre propre roman, mon métier et tout ce qu’il implique ne me permet pas de me libérer suffisamment pour lire.
J’aimerais prendre des vacances cet été et me mettre à lire un peu.
Le nouveau Pierre Pevel serait dans ma wish-list: le Haut Royaume. J’aimerais aussi découvrir quelques autres auteurs comme Bénédicte Taffin que je suis depuis un moment mais voilà, le temps, le temps le temps.
Magali : Rose Morte de Céline Landressie et la Compagnie Noire de Glen Cook.

17 Un petit mot pour vos lecteurs ?
Nalex : Je dirais un énorme merci pour les témoignages qu’ils soient directs ou indirects concernant LDT. On ne répond pas forcément tout de suite à vos messages mais sachez que cela nous touche énormément.
Je peux vous dire que la suite s’annonce très vaste, et que ce que vous avez lu jusqu’à présent n’était qu’une mise en bouche ! Nous espérons que vous aimerez notre petite Fantasy-maison.
En attendant, nous allons faire en sorte que l’univers ne vous quitte pas vraiment entre chaque tome : dessins, goodies… Quelques surprises arriveront périodiquement sur le site, ou la page Facebook.
Nous avons de la chance de vivre cette aventure avec HSN, qu’il s’agisse de l’éditeur ou des autres auteurs, tous pleins d’énergie et passionnés. Nous faisons ce métier depuis des années, et nous n’avions jamais connu une telle émulation, aussi saine et stimulante. Faire les choses sérieusement sans se prendre au sérieux, c’est l’état d’esprit qui caractérise le mieux cette équipe.
Alors je finirai en vous encourageant à découvrir le catalogue de cette maison, il est varié et à peu près tout le monde peut y trouver son compte.
Magali : un mot aux lecteurs… Eh bien merci d’avoir lu ce livre. Je crois que je n’en aurais jamais espéré autant !

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4 Réponses »

  1. Super cette interview. Merci beaucoup! J’ai le tome 1 et 2 de LDT dans ma PAL. Vivement que je les lise pendant l’été. 😉

  2. Superbe interview !
    Elle rend ses auteurs encore plus sympathiques.

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