Interview Cécilia Correia

Et voilà une autre auteure Rebelle pour éclairer votre jeudi.
Je vous présente Cécilia Correia, l’auteure des Aventures d’Aliette Renoir dont deux tomes sont parus :
La Secte d’Abaddon
Dans l’ombre du Roi

Vous pouvez la suivre sur : Les Aventures d’Aliette Renoir

Cécilia Correia

1 Peux-tu te présenter pour tes lecteurs potentiels qui ne te connaîtraient pas encore ?
Je suis une auteure trentenaire toulousaine (la plupart du temps dégantée, parfois névrosée, bref, un tantinet Caliméro…), passionnée de littérature fantastique et de romance. J’ai à mon actif trois romans parus chez Rebelle Éditions. Le premier tome d’une trilogie la Guilde de Nod (Steampunk victorien avec des vampires et de la magie), et les deux premiers tomes de la saga Aliette Renoir.

2 Comment t’est venu le goût d’écrire?
Le goût pour l’écriture m’est venu il n’y a pas si longtemps que ça, en vérité, même si, ado, je gribouillai quelques poèmes, accompagnés la plupart du temps de dessins. Je me suis toujours dit que j’écrirais un jour un roman, sans vraiment savoir quoi raconter. J’avais simplement envie de partager mes rêves, d’entraîner les gens dans une autre réalité, loin des soucis du quotidien.
Toutefois, c’est principalement la vision différente du vampire chez Meyer qui m’a donné le « déclic ». Même si, je n’adhérai pas à toutes ses idées, j’ai beaucoup aimé sa plume et les émotions qu’elle retranscrivait avec brio. Tout a donc commencé avec la lecture Twilight, je me suis intéressée au mythe du vampire, fais quelques recherches, lus d’autres lectures plus intéressantes, pour fonder ma propre vision du vampire ainsi que sa genèse. Une histoire en a découlé, et c’est de cette façon qu’est née la Guilde de Nod. C’est mon premier roman, mais aussi, la première fois que j’écrivais réellement. Avec le recul, je me dis que tout écrivain a une muse dans son dos pour lui souffler les mots à l’oreille… Je suis persuadée que c’est le cas. Parfois, je devrais me boucher les oreilles, car la mienne parle beaucoup trop et me donne trop d’idées et je n’ai pas forcément le temps de toutes les exploiter.

3 Qu’est-ce qui t’as fait sauter le pas d’être publiée et comment s’est déroulé ta recherche d’éditeurs?
C’est venu tout naturellement. Comme je viens de le dire, j’avais envie de partager mes histoires, et donc, pour ça, je devais être éditée. Je venais à peine de finir le premier jet de la Guilde de Nod lorsque Rebelle a vu le jour. J’ai donc tenté ma chance et j’ai été dans les premiers romans sélectionnés.
4 Quels conseils donnerais-tu à celui qui voudrait écrire un roman ?
Tout d’abord, je dirais qu’il ne faut pas se lancer dans l’écriture d’un roman sans avoir fait un minimum (voir un maximum) de recherches. Ensuite, il vous faut un synopsis : plus ou moins détaillé, méthode flocons ou autre, technique ou pas, c’est vous qui choisissez, car l’imagination vous entraîne parfois à 100 000 lieues de là où vous pensiez aller. Mais il faut que vous sachiez dès le départ ce que vous allez raconter, comment va se terminer votre histoire, bref : où vous mettez les pieds. Ensuite, écrire, c’est un autre métier, ça prend du temps et il y a des bases à connaître. Il ne suffit pas de se poser et de commencer à taper sur son clavier. La plupart des débutants font cette erreur : ils s’occupent du fond (ce qui est très bien, je ne dis pas le contraire), mais ils oublient complètement la forme. Or, la forme, c’est très important, surtout si vous recherchez un éditeur. Je vous conseille de vous relire, mais surtout de vous faire « bétalire » par quelqu’un qui saura vous dire ce qui ne va pas dans votre texte, s’il y a des incohérences, des répétitions… Vous ne trouvez pas de bétalecteurs dans votre entourage ? Pourquoi ne pas vous inscrire (ce que j’ai fait) sur le forum Cocyclics ? Le but n’est pas seulement de vous faire relire, mais aussi de relire les autres, c’est le principe du donnant/donnant. Vous pensez que c’est une perte de temps de relire les autres ? Eh bien, je vous dirai non, non et trois fois non ! Relire les autres va vous apprendre à vous relire vous-même et à détecter plus facilement vos erreurs, sympa non ?
Enfin, lorsque vous êtes édités, le retour des lecteurs est primordial pour évoluer. J’entends par là que toutes critiques ou chroniques plus ou moins négatives (du moment qu’elle n’est pas méchante ou vraiment blessante, mais ça, c’est à vous de bien l’analyser et de ne pas partir tout de suite sur les chapeaux de roue) sont constructives : ravalez une fois pour toute votre ego (oui, je sais, c’est pas simple) et dîtes-vous qu’il y avait peut-être une incohérence, ou des choses à développer dans le texte que vous n’avez pas forcément vu. Cela arrive, vous n’êtes pas infaillible, à vous d’évoluer et de comprendre vos erreurs pour les prochains textes…
Et, surtout, n’abandonnez pas, soyez patient.

5 Parle nous de ta saga les Aventures d’Aliette Renoir dont deux tomes sont parus chez Rebelle Éditions, ses personnages , son inspiration, son univers, les tomes prévus …
Ah… Aliette Renoir… Mon grand bébé… Enfin, pas si grande que ça, ma petite chipie !
Aliette est née au tout départ grâce à un appel à texte : Vampire malgré lui, chez Petit Caveau.
Je voulais écrire l’histoire d’une chasseuse de vampires malgré elle, tellement peu douée qu’elle finit par être transformée en vampire (malgré elle aussi, vous l’aurez comprit…). J’ai commencé à rédiger le premier chapitre et je me suis prise au jeu : Aliette est très vite devenue ma meilleure amie, mon petit délire d’écriture personnel, et j’en ai fait finalement un roman à la place d’une nouvelle.
Mais, au-delà de cette histoire d’antihéroïne, je voulais aussi prouver que la bitlit française existait. J’y ai volontairement inclus les codes, et, contrairement à la bitlit ou l’urban fantasy anglo-saxonne, je voulais que l’intrigue se déroule en France, avec une héroïne à 100 % (voir à 200%…) Frenchy. La touche d’originalité vient du contexte historique. Là aussi, je voulais que l’histoire de cette petite française et l’Histoire avec un grand H de la France soient liées. Même si, dans le tome 1 je ne décris pas trop de l’Histoire avec un grand H, l’intrigue du tome 2 inclut le contexte historique avec notamment le triste fait marquant de la rafle du Vélodrome d’hiver (les 16 et 17 juillet 1942).
Quelques chroniqueurs m’ont justement souligné le fait que je ne parle pas ou peu du contexte historique dans le tome 1, or, il s’agit d’une saga. Six tomes sont prévus à la fin, je ne pouvais pas tout développer en un seul tome, surtout que mon but dès le départ était de parler de ça justement dans le tome 2.
Le premier tome sert principalement d’introduction et de présentation des personnages et de l’univers. Dans le second, vous entrez réellement dans le vif du sujet. J’aime aussi semer quelques cailloux un peu partout dans mon texte. Parfois, le lecteur se demande pourquoi il assiste à telle ou telle scène… Ainsi, sans le savoir, le début de l’intrigue du tome 2 est placé quelque part dans le tome 1. Et dans le tome 2, vous avez un bout d’intrigue du tome 4… Tout se regroupe, au final
Mais, parlons un peu des personnages…
Aliette ? Que vous dire de plus sur elle ? Elle jure comme un charretier et parle l’argot titi parisien comme Arletty dans le film « Hôtel du nord ». Vous n’avez jamais vu le film, mais vous connaissez certainement sa réplique culte : « Atmosphère ? Atmosphère ? Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? » Eh bien, Aliette, c’est tout à fait ça… Mais en plus peureuse, Elle a une peur phobique de tout, surtout des bestioles, des rats, souris, araignées… Et, pas de chance pour elle, des vampires aussi ! (Pour une chasseuse, ça craint, hein ?) On va apprendre pourquoi elle est comme ça au fur et à mesure des tomes. En elle se cachent certaines blessures du passé. Sa transformation va l’aider énormément, elle va grandir petit à petit et se reconstruire pour, au final, devenir quelqu’un de plus fort.
Lawrence Lawford est, quant à lui, « l’American Touch » de l’histoire, avec son petit accent de Yankee à couper au couteau et son célèbre « Damn it! » Il représente plus ou moins le symbole de la « libération » de par ses origines américaines. Ce symbole va le poursuivre au travers des tomes, de par sa destinée dans le monde vampirique où il évolue (je n’en dis pas plus), son histoire personnelle, que de par dans son rôle en tant que créateur… Nous le voyons très peu dans le tome 2, mais sachez que l’intrigue qui le lie lui suivra dans tous les tomes…
Et enfin, le troisième personnage principal (mais pas des moindres), Sytry. (J’entends déjà les soupirs des demoiselles !). On peut le considérer comme un bad boy, même s’il n’est pas foncièrement méchant, bien au contraire. J’avoue que Sytry est parfois un peu lunatique, mais il est surtout très taquin. Artiste dans l’âme, séducteur, passionné, il est très sensible, au final. Sa prestance ne laisse personne indifférent. Lui aussi a son histoire personnelle, dont une partie est liée au passé d’Aliette. On en apprend beaucoup sur lui dans le tome 2, mais ce n’est pas fini…

6 Si tu étais un des personnages de tes romans lequel serais-tu ?
Je crois que dans une autre interview, j’avais dit que je serais Marcus, le légionnaire, l’un des héros emblématiques de la Guilde de Nod. Je pense finalement que j’ai changé d’avis ! Définitivement : Aliette !

7 Lis tu du M/M ? et si oui quel livre t’a le plus marqué ?
Hélas non. Mais si tu as des titres intéressants à me suggérer, je suis preneuse

8 Quel est le livre qui t’a le plus touché tout genre confondu ?
Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas très fan de dystopie, pourtant, c’est Incarceron, de Catherine Fisher, qui remporte la palme. Ensuite, mon roman préféré est sans contexte Faërie, de Feist.

9 Pour toi à quoi ressemblerait l’homme parfait ?
Cela se résume en un seul nom : Sytry ! (Ceux qui ont lu les tomes 1 et 2 savent pourquoi:) )

10 As-tu des petites manies d’écriture ?
Oui, oui, comme tout le monde, je crois. Déjà, il faut que je sois dans le silence. Le moindre bruit me déconnecte facilement, et après ce n’est pas simple pour reprendre le fil de mes pensées. Ensuite : le coca zéro est mon arme de prédilection (Allez donc savoir pourquoi…)

11 Où trouves-tu ton inspiration en général ?
Un peu partout. Il n’y a pas de règles. Parfois en faisant des recherches sur le net, en conduisant, sous la douche ou en cogitant dans le lit… Mon souci, c’est justement un trop plein d’idées, et peu de temps pour les exploiter.

12 Je sais que tu aimes le cinéma Bollywood, cela t’inspire-t-il dans tes livres ?
Oui, complètement, mais nous allons en reparler dans la question 14;)

13 Quel métier rêvais-tu de faire étant enfant ?
Rien à voir avec l’écriture, mais dans l’artistique, je voulais être styliste de mode, étant donné ma passion pour le dessin. Finalement, je fais actuellement de l’illustration à côté de l’écriture et ça me va très bien. Sinon, je suis Infirmière, un métier que je voulais faire dès la 4e.

14 Quels sont tes autres projets ?
Parlons-en, justement ! En dehors des suites attendues de la Guilde de Nod et d’Aliette Renoir. Je travaille sur plusieurs autres projets. Parmi les plus avancés, on trouve notamment une saga de romance historique. Le héro du tome 1 (un certain Sir Oliver ) a vécu en Inde et est très attaché à cette culture…
Ensuite, je travaille en ce moment même sur un autre projet, qui lui se passe en Inde. C’est une romance paranormale, historique, avec un soupçon d’érotisme. Je ne peux pas en dire plus.
Tout ça pour dire que : oui, le cinéma Bollywood m’inspire, j’aime énormément la culture indienne, la mythologie hindoue, Hrithik Roshan, et… la cuisine épicée, lol !

15 Quelle est ta lecture du moment ?
Rien à voir avec l’Inde, mais je reste dans l’historique : le tome 1 des « Hightlanders du Nouveau Monde » de Pamela Clare (un bon Aventure et Passions)

16 Un petit mot pour tes lecteurs ?
Des poutous à tout le monde !


2 réflexions sur “Interview Cécilia Correia

  1. Ahhh moi aussi j’adore le Bollywood ^^ Hrithik je bave, mais je suis une grande fan de Salman Khan (j’ai des origine indienne ^^), je comprends l’hindi et quelque dialecte, le parle très peu sinon j’ai bien aimé l’interview.

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