De Rêves en Livres…

La Dernière Terre 1 : L’’Enfant Merehdian de Magali Villeneuve et Alexandre Dainche

71Rvu6cgjGL._SL1500_

Sortie le 17 Octobre 2012 chez HSN

Acheter chez Amazon :
La dernière terre : L’’enfant merehdian

Quatrième de couverture :
Un monumental ruban de pierre se dresse en sentinelle au bord des brumes éternelles.
Les hommes leur ont donné un nom : la Dernière Terre.
Dans la cité-capitale des Cinq Territoires, Cahir, jeune homme frêle, maladif, aux mœurs et aux allures bien éloignées des codes stricts qui font loi autour de lui, subsiste envers et contre la réprobation générale. Il est issu des Giddires, un peuple rejeté, au ban de la paix politique qui unit les autres contrées. Malgré cela, entre intelligence et ingénuité, il parvient à se rapprocher de certains locaux, dont Ghent, fils du Haut-Capitaine à la tête des forces militaires des Basses-Terres.
Au fil de ces jours paisibles, s’il advenait un événement capable de bouleverser tous les dogmes établis, quel poids l’existence de Cahir aurait-elle dans la balance des certitudes ?

L’avis de Tsuki :
Voilà presque un an que ce livre est dans ma bibliothèque, je l’ai acheté aux Imaginales après avoir lu la chronique de Meli qui en avait fait un coup de cœur, je l’en ai sorti pour une Lecture Commune avec Maia. Et je dois dire que j’ai littéralement adoré ma lecture !

Je ne sais pas bien comment rédiger cette chronique pour vous transmettre ce que j’ai ressenti, je vais faire de mon mieux et vous me direz si mon coup de cœur est bien passé.

Nous sommes face au premier tome d’une saga qui en comptera 6 au total, un premier opus qui pose un peu l’univers, je dis un peu car, je suis persuadée que nous avons encore un million de choses à découvrir ! Il nous présente les personnages, leur caractère, pas toujours évident à cerner, encore maintenant je me demande comment interpréter le comportement de certains… leur relation, la hiérarchie, les peuples… toute une foule de détails qui peut faire peur à des lecteurs peu habitués à la fantasy (comme moi). Néanmoins tout ceci nous est présenté avec un style si beau, si fluide, si immersif qu’on absorbe toute la densité des informations sans impression de lourdeur, sans se perdre entre tel et tel personnage, et il faut dire que le glossaire à la fin aide, si un doute pointe son museau.

Comme je viens de le dire je ne suis pas une grande adepte de la fantasy, le grand nombre de protagonistes , d’informations, de liens a tendance à me faire peur, mais après avoir vu bon nombre d’avis positifs sur ce roman, je me suis dis que si je ne tentais pas je ne saurais jamais si j’avais une chance d’aimer. Je l’ai lu par palier avec Maia, généralement une centaine de pages à la fois et à peine les cent premières pages atteintes, je me suis demandée pourquoi j’avais laissé LDT dans ma bibliothèque si longtemps sans l’en sortir, j’ai été happée par l’univers et surtout par la façon qu’a l’auteur de nous immerger dans celui-ci. Et j’attendais de pouvoir lire la suite sans plus tarder, même si généralement Maia était en avance sur moi, jusqu’au chapitre « Un souvenir de Resleadh » page 315 qui débutait l’avant dernier palier, j’ai dévoré les chapitres qui suivaient, pour le dernier pallier de la page 405 à la fin, j’avais un peu d’appréhension parce que je ne voulais pas le finir trop vite, le savourer jusqu’à la fin et comme je le pensais une fois la dernière page tournée (avant l’annexe) j’avais vraiment envie de savoir la suite, de connaître le destin des personnages et puis j’ai lu l’annexe et… ça m’a achevé… je pense que le tome 2 ne va pas tarder à rejoindre son prédécesseur, il était déjà prévu que je le prenne aux Imaginales, mais aurais-je la patience d’attendre jusque là ?! (Comment ça ce n’est pas dans si longtemps ?! Mais si tout de même plus d’un mois!!)

Ne vous attendez pas à de la fantasy classique avec de la magie, des elfes, des mages sombres avec un grand bâton qui ne leur servent pas à grand chose, bref un roman écrit de mmorpg, rien n’en est dans ce roman, nous entrons en immersion dans le quotidien d’une population tout ce qu’il y a des plus humaine, qui diffère selon les régions, avec une hiérarchie certaine qu’il n’est pas bon de défier sauf pour… enfin vous verrez, je reviendrais dessus dans quelques lignes. Je sais que la fantasy ne se résume pas à la vision d’une quête de divers protagonistes magique ou non, mais pour moi c’était ça et je suis bien heureuse d’avoir ouvert ce livre-ci qui contredit les clichés que l’on peut avoir sur ce genre. Plus l’on avance dans le récit plus on s’enfonce dans ses coussins, de manière à être le mieux possible car on prend conscience que les pages vont défiler et que l’on aura du mal à en sortir, car on voudra toujours en connaître davantage sur les protagonistes et leur mystère, et vous ne pouvez pas savoir le nombres de mystères et de questions que l’on peut se poser au rythme que les pages se tournent…

On pourrait croire que le quotidien d’une société qui vit de façon plutôt aisé à l’intérieur d’un rempart qui délimite leur confort d’une partie brumeuse, pourrait être routinier, redondant mais c’est sans compter sur le fait de passer d’un personnage à un autre au fil des chapitres et LA scène d’attaque qui vous fera tourner les pages plus vite encore. Le fait de suivre différentes personnes nous permet d’en apprendre toujours plus mais, sans jamais effleurer la moindre réelle piste à toutes les questions qui affluent à l’orée de notre esprit.

La majorité de l’histoire se déroule au sein de Tileh Agrevina, cité-capitale des cinq territoires, protégé par un rempart, mais protégée de quoi ? Des autres territoires ? Des brumes ?
C’est lors du plus grand événement « militaire » de la capitale, la Grande Relève, qui présente les nouvelles recrues et la montée en grade des élèves Arpenteurs, que nous rencontrons notamment Ghent et Cahir, les deux principaux acteurs, à des niveaux différents dans la hiérarchie des Arpenteurs (la garde du pays) et chargés de la protection de la ville, grâce à un entraînement et des tours de garde sur le chemin de ronde des remparts, c’est d’ailleurs lors d’un de ces tours que trois hommes se font attaquer par ce qui devrait être un loup aux dires du dirigeant, l’Igilh Nolath, mais était-ce réellement un loup ?! Comment un animal aurait il pu escalader le rempart ?

Ghent est le fils de Solgar, haut-capitaine, le plus haut gradé de la garde, et de Dorgah, femme pleine de vie et de malice et frère cadet de Gayle, une jeune femme très réservée qui vit pour sa famille. Ce jeune homme est apprécié de tous grâce à son éducation, son physique, ses manières, son sourire ravageur, les filles n’ont d’yeux que pour lui sauf peut-être Réghia une jeune femme du pays de Tilh, avec un caractère très fort et buté. Ghent est un modèle dans une société ou rien ne transparaît, où les contact physiques, même minimes sont presque une aberration, où le respect est un devoir plus qu’un droit, il est l’incarnation de « l’homme de glace », l’exemple parfait à suivre.

Cahir quant à lui, est le seul Giddire de la ville, on ne peut pas dire qu’il soit aimé de ses paires bien au contraire, de petite consistance il est souvent jugé inapte à défendre la cité même s’il a déjà prouvé qu’il peut en faire autant sinon mieux que les autres, son caractère rebelle, son refus d’avoir les cheveux courts comme le veut la règlementation des Arpenteurs et son manque de respect face aux plus gradés que lui, font de lui l’étranger paria des Arpenteurs. Il vit avec Melgar, haut-garde, meilleur ami de Solgar, très respecté pour sa droiture et son sens du devoir.
Si ces deux personnages différent en bien des aspects, il semble pourtant y avoir un lien particulier entre eux, un lien que l’on aimerait explorer davantage mais, les circonstances et leur façon d’être font que l’on n’approche qu’en surface cette amitié particulière.
Autour d’eux gravite tout un tas de personnages « secondaire » qui prennent toujours une importance à un moment ou à un autre du récit. Nous rencontrons également deux autres jeunes hommes que l’on déteste rien que pour le moment où ils apparaissent dans l’histoire, un passage clef que l’on refuse de quitter mais que l’auteure nous oblige à croiser pour finalement les apprécier, il s’agit de Feor, un travailleur forcené, qui vit seul sur la portion de terre que ses parents lui ont laissé dans la région des Gammarides, enfin surtout son père, il se refuse à dépendre de qui ou quoi que se soit, il veut réussir grâce à son travail et non par devoir envers quelqu’un. Son meilleur ami, Ved est bien différent de nature oisive, tout lui est offert par sa famille, au grand désespoir de Feor qui aimerait le voir grandir et devenir indépendant.
Je n’ai eu de cesse de me demander pourquoi ces deux là apparaissaient si subitement dans l’histoire puis dans les derniers chapitres Feor vit un événement des plus… effrayant et étrange qui… m’a fait me poser encore plus de questions.

Il serait aisé d’écrire encore et toujours plus de lignes sur les personnages tant ils sont nombreux, magnifiquement décrits et présentés mais, peut-être devrais-je m’attarder sur la plume de l’auteure, je vous ai déjà dit que je l’avais adorée. J’ai véritablement été transportée dans l’histoire grâce à celle-ci, l’auteure nous présente un univers, une histoire, des personnages recherchés, travaillés, détaillés comme j’aime à les croiser au fil des pages. Jamais je ne me suis ennuyée, le rythme est posé avec parfois des piques d’actions mais surtout d’émotions. J’ai souvent ri aux réactions de Cahir, de Ghent ou de son meilleur ami Esaig. J’ai frissonné lors de l’attaque et des chapitres qui la suivent. J’ai été au bord des larmes quand… non je ne peux pas vous dire quand, c’est trop… précis comme moment. Mais j’ai véritablement été touchée par ce livre et la plume qui l’accompagne, je ne pense pas que ça me soit arrivé si souvent alors je ne peux qu’en remercier Magali Villeneuve qui nous offre par ce premier tome introductif, une véritable merveille de la littérature Dark Fantasy Française.

En conclusion, je dirais que si vous hésitez encore à vous procurer ce roman c’est que je ne suis pas parvenue à vous faire ressentir ce qui m’est passé par la tête et par le cœur durant ma lecture. C’est un roman riche en émotions, en détails, dense en informations mais celles-ci sont apportées avec tellement de fluidité qu’il est difficile de s’y perdre. On s’attache aux personnages avec une rapidité perturbante, et même si l’on se demande pourquoi ils font tel ou tel choix on n’arrive pas vraiment à leur en vouloir car on sait qu’il y a une bonne raison derrière un tel comportement, et même si cette raison ne nous est pas encore expliquée, on espère la découvrir dans les autres tomes de cette saga. Et on l’espère plus que de raison car à la fin de ce premier opus, on a tellement d’interrogations en tête que l’on pourrait comparer cela à un casse-tête chinois d’un niveau tellement difficile que le plus grand savant n’y trouverait pas de réponses vraisemblables.
En clair, si ce n’est pas encore évident, c’est un beau et grand coup de foudre, un coup de cœur pour ce premier tome éminemment prometteur !!

Tagué: , , , , , ,

Classé dans :Chroniques, Fantasy

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :